El Guano

Groovy, Shaggy, Wizz, Ronchonnage Pas de Commentaire »

L’idée de prendre la ligne 13 pendant la période estivale me révulse. Je prends donc mon courage à deux mains et enfourche mon vélo le matin. Partir travailler se transforme alors en une ballade dans Paris, et il n’y a pas plus belle ville que Paris tôt le matin en été (réflexion purement chauvine). En plus, je mets autant de temps en bicyclette qu’en métro, pourquoi alors se gêner.
Seulement, la saison réserve parfois des petites surprises. Le matin, tout était parfait : Brise fraîche et moins de conducteurs hystériques. Je mets mes écouteurs et me branche sur Inter. Je passe l’avenue de Saint-Mandé pour me diriger sur le boulevard Voltaire, puis République. Je remonte Magenta pour rejoindre la gare du nord. Barbès arrive enfin après une petite montée, 18ème oblige, puis le boulevard Ornano et la porte de Saint Ouen. Il ne me reste plus que quelques minutes avant d’arriver à Saint-Denis. Je me glisse dans le Parking de l’agence et monte dans mon bureau afin de changer de vêtements.

Ce jeudi est une journée ordinaire un peu agitée en interne et en externe. De nombreuses personnes partent en congés et tentent de régler un nombre non négligeable de petits problèmes, histoire de partir tranquille.

Le soir, quelques minutes après avoir quitté l’agence, je suis cerné par des plic ploc devenant de plus en plus gros et intenses. C’est le concours de T-Shirt mouillé assuré. Le bitume sent la pluie et les gouttes sont de plus en plus grosses. L’orage approche et je ne peux pas l’éviter. Je remonte désespérément le 18ème. L’eau commence à couler dans mon cou. Mon bermuda et mes chaussures sont trempés. J’arrive enfin près de la mairie du 11ème. Je m’arrête à un feu rouge, à l’abris d’un magnifique platane. Cet arbre est providentiel. Il va me servir de parapluie naturel pendant quelques minutes. Je lève les yeux et comprend trop tard pourquoi personne ne reste à l’abris.

Une trentaine de culs sont au dessus de ma tête, c’est un refuge à pigeon.

Je rentre finalement trempé et plein de merde.

Prouitch

Back to London, Lush time

Ailleurs, L'important, c'est la santé Pas de Commentaire »

Avant hier, même trip que la semaine dernière.

Je devais aller à Londres pour faire une présentation. Le réveil a une fois de plus sonné à 5h30. J’ai essayé la veille au soir la veste d’un second costume ramené lui aussi de Pékin. Gris foncé, très classique avec une doublure rouge cardinal. Je suis décidément de plus en plus heureux de mes achats. Je fonce dans la salle de bain, saute sous la douche, m’habille et sort en quatrième vitesse héler un taxi.

Rendez-vous avec le reste de mon unité au salon et départ en temps et en heure. Je n’aime pas spécialement parler en anglais devant de nombreuses personnes mais je me force à faire ce genre d’exercice. Cela devient une sorte de thérapie. J’essaye de vaincre ma timidité maladive. Cependant, pour éviter tout problème et pour me rassurer, j’avale toujours ½ heure avant de parler un petit cachet sécable ultra magique. Je suis vraiment mal placé pour expliquer que la prise de tout médicament est toujours associée à un risque et que dans certains cas les effets secondaires associés peuvent se révéler être plus grave que la raison pour laquelle on prend un médicament. Je recherche les indications dans la bible rouge du médicament et je trouve :

-Hypertension artérielle ;
-Prophylaxie des crises d’angor d’effort ;
-Traitement au long cours après infarctus du myocarde ;
-Traitement de certains troubles du rythme : supraventriculaires (tachycardies, flutters et fibrillations auriculaires, tachycardies jonctionnelles) ou ventriculaires (extrasystoles ventriculaires, tachycardies ventriculaires) ;
-Manifestations cardio-vasculaires des hyperthyroïdies et intolérance aux traitements substitutifs des hypothyroïdies ;
-Signes fonctionnels de la cardiomyopathie obstructive ;
-Traitement de fond de la migraine et des algies de la face ;
-Tremblements, en particulier essentiels ;
-Prévention des hémorragies digestives par rupture de varices oesophagiennes (prévention primaire) et de leur récidive (prévention secondaire) chez les patients atteints de cirrhose : la prévention d’une première rupture de varice oesophagienne est limitée aux patients ayant une hypertension portale, chez lesquels l’examen endoscopique révèle des varices oesophagiennes de tailles intermédiaire ou volumineuse (stade II ou III).
-Manifestations fonctionnelles cardiaques à type de tachycardie et de palpitations au cours des situations émotionnelles transitoires ;

Bah finalement, la dernière indication, c’est tout moi ça : j’ai une manifestation fonctionnelle cardiaques à type de tachycardie (J’ai la trouille) et de palpitations au cours d’une situation émotionnelle transitoire (je fais une présentation). Je jette quand même un coup d’œil sur les effets indésirables éventuels :

-Asthénie
-Refroidissement des extrémités
-Bradycardie, sévère le cas échéant
-Troubles digestifs (gastralgies, nausées, vomissements, diarrhées)
-Impuissance
-Insomnie, cauchemars
-Ralentissement de la conduction auriculo-ventriculaire ou intensification d’un bloc
-Auriculo-ventriculaire existant
-Insuffisance cardiaque
-Chute tensionnelle
-Bronchospasme
-Hypoglycémie chez les sujets à risque (voir rubrique 4.4)
-Syndrome de Raynaud
-Aggravation d’une claudication intermittente existante
-Diverses manifestations cutanées y compris éruptions psoriasiformes

Ouais, Paris vaut bien une messe. J’espère cependant ne pas être victime d’une éruption de crakos purulants sur la gueule.

On m’informe que ma présentation est prévue à 11h30. Cool.

J’assiste aux débats houleux, les dossiers sont présentés. Il est 10h30. Mon grand chef a la banane. Il a réussi à décaler mon produit et je passe finalement dans 5 minutes.

Un grand moment de solitude. Gnééééé…

« Oh-putain-la-vache » me dis-je in petto en moi même.

Ma pilule magique n’a plus le temps de passer la barrière intestinale pour aller se lover dans les petits récepteurs de mon cœur si émotif. Je tente le coup, sors de la salle, prend un verre d’eau et avale mon comprimé. Je me retrouve quelques minutes plus tard à présenter mon rapport. Je serre les fesses pour qu’il n’y ait aucune question.

Merde, deux mains se lèvent.

Mon contrat étant rempli, je propose de la pause déjeuner pour aller faire quelques courses dans le centre. Je prends la « Docklands Light Railway » puis la « Central Line » à Bank, direction Oxford Circus. L’ambiance a changé depuis la semaine dernière. La police est omniprésente, des messages audio prônant la prudence passent en boucle. Les visages semblent plus graves. Mon comprimé cesse de faire effet et je commence à tachycarder. Les couloirs étroits du métro londonien m’étouffent.

Pourtant, le but ultime de cette escapade est d’aller dévaliser un magasin Lush, le pays merveilleux du détergent où les délices cosmétiques sont confectionnés à la main avec autant de fruits et légumes bios que possible. C’est le temple baba du savon et du shampooing solide. Lorsqu’on entre dans l’un de ces magasins, on est tout de suite envahi et pénétré par une odeur de propre. J’ai un faible pour la gamme Karma. A proximité d’un magasin Lush, la pétasse en moi prend le dessus et je ne suis plus contrôlable. C’est une catastrophe pour la carte de crédit et pour Snooze, qui va encore me dire

« mahhh-qu’est-ce-que-tu-as-eu-besoin-d’acheter-encore-du savon-l’armoire-en-est-pleine ».

Oui, il a raison mais je ne peux pas m’en empêcher.

Passage express chez Tesco et Waitrose pour les derniers achats et me voilà revenu auprès de mes collègues, mon sac vomissant de denrées.
J’assiste aux dernières délibérations et nous partons finalement pour l’aéroport. Le dernier avion est à 18h45. La consigne est de ne pas le rater. Pendant près de trois heures, mes collègues et moi-même avons été pris de délires et de fous rires à répétition, comme si nous décompressions tous en même temps avant cette période estivale. C’est dans ces moments bien particuliers que j’apprécie mon boulot et surtout la liberté avec laquelle je travaille au quotidien.

L’essentiel devient vraiment la santé.

Les choses de la vie

Miam, Rencontre Pas de Commentaire »

Alexandre et son amie Caroline sont passés déposer leurs plantes vertes (en grand danger de mort) avant de partir en vacances en Normandie. Nous avons profité de leur présence pour les inviter à déjeuner.
Il fait partie des connaissances de faculté. Je me souviens de lui comme une personne agitée et assez folle, bourgeoise, beau parleur, inclassable. Il était alors inséparable d’un certain Florent, puis de Jérôme.
Il est maintenant pharmacien dans l’industrie. Jamais je n’aurais imaginé l’avoir à ma table près de 15 ans après notre rencontre. Je l’ai finalement redécouvert lors du mariage raté de notre ami en commun Jérôme. Depuis, j’ai eu l’occasion de le revoir à quelques reprises. Sa compagne est adorable. Elle est charmante, calme et semble tempérer ses ardeurs. J’espère pouvoir avoir l’occasion de mieux les connaitre.

Le plastique c’est pas fantastique

Toile Pas de Commentaire »

Ambiance grand soir à l’UGC Ciné Cité de Bercy. La queue est remplie de personnes n’ayant pas l’habitude de fréquenter les salles obscures. C’est le film de l’été, on y va en famille. Une petite grosse crie sur son père et son petit frère et place un « merdeuh », deux « féchié » et trois » zob » par phrase. Même chose pour la meilleure amie accompagnant la famille. La sortie familiale se transforme en soirée réglage de compte.

On se bouscule, on essaye de doubler le plus possible, les bras sont remplis de pop corn et de soda. Ambiance stade du Heysel à l’ouverture des barrières. On se précipite sur le premier fauteuil venu.
Et tout ça pour voir les 4 fantastiques. Comme beaucoup d’enfants, j’ai été baigné dans mon enfance par les publications Marvel. J’attendais avec impatience la sortie de Strange, Titan, et surtout Stange special origines avec en vedettes les fameux X-Men. Bien entendu, à chaque adaptation cinématographique de mes super-héros préférés, je me laisse avoir, pour le meilleur et pour le pire. Dans ce cas bien précis, c’était vraiment pour de pire.

Tout commence mal. Les lumières ne sont pas éteintes. Le générique débute sous les sifflets des spectateurs. Les sous-titres sont illisibles.

Après cinq bonnes minutes de « remboursez », la salle est enfin obscure.

Reed Richards s’apprête à réaliser le rêve d’une vie et explorer le cœur du cosmos pour percer les mystères de nos origines et en faire profiter le genre humain. Une station spatiale est construite et financée par le Richissime Von Doom, fiancé de Sue Storm (sœur de Johnny et amie de Ben). Tout ce beau monde embarque dans une navette, direction la fameuse station. Quelques heures après leur arrivée, Richards constate une erreur timing. Quelques instants plus tard, la station spatiale s’engouffre dans un épais nuage de particules radioactives. Les codes génétiques des cinq astronautes (Von Doom inclus) en sont altérés à jamais.
De retour sur Terre, les effets des radiations ne tardent pas à se manifester. Le corps de Reed a acquis une élasticité surhumaine et peut désormais prendre n’importe quelle forme. Leader du groupe, le savant se voit attribuer le surnom de « Mr. Fantastic ». Sue Storm, capable de se rendre invisible et d’engendrer de puissants champs énergétiques, devient « la Femme Invisible ». Johnny, en raison de ses propriétés pyrotechniques, se fait appeler « la Torche Humaine ». L’infortuné Ben, transformé en géant de pierre, devient « la Chose ».
Surmontant leurs drames personnels, unissant leurs superpouvoirs, les quatre rescapés se découvrent une nouvelle raison de vivre : protéger New York contre toutes les menaces, d’où qu’elles viennent. Oui Madame.

Lorsqu’un film s’attache à raconter la genèse de super héros, l’histoire passe au second plan car les trois quarts du film sont réalisés pour mettre en place les personnages. Ce fut le cas pour Spiderman ou les X men. Le second opus peut alors mieux se concentrer sur l’histoire et les scenarii sont généralement de meilleure qualité. Ce fut bien évidemment et malheureusement le cas dans ce film. Si l’on ajoute des dialogues gras, une musique à chier, l’absence d’émotion et des acteurs mal castés, on ressort heureux de posséder une carte illimitée. Seul point positif : les pectoraux et la gueule d’ange de Chris Evans.

London Calling

Ailleurs, Miam Pas de Commentaire »

Lundi matin: Le réveil est douloureux. 5 h 30 n’est vraiment pas une heure pour s’extirper de son lit douillet. Et pourtant, c’est le passage obligé pour attraper l’avion de 8h30 en direction de Londres. Je suis fier comme un coq. J’ai passé la soirée de dimanche à assortir cravate, chemise, chaussures, boutons de manchettes à mon nouveau costume noir ramené de Pékin. Même en ayant tout préparé, je quitte l’appartement à 7h00, saute dans un taxi et arrive finalement à Orly ouest à 7h30.

Je passe à l’enregistrement et file au salon Air-France ou j’ai rendez-vous avec mon Super Boss. J’aime beaucoup cet endroit le matin. L’atmosphère est zen, les lumières sont douces et agréables. Tout est conçu pour passer un agréable moment. Presse, magazines, buffet et boissons vous attendent. L’endroit est pourtant majoritairement fréquenté par une population blasée, odieuse et méprisante, la fameuse secte de ceux qui ne voyagent qu’en business. La ligne Paris-Londres est remplie de ce genre d’individus.

Mon Boss et moi-même nous sommes débrouillés pour monter une réunion ce matin avec une firme et discuter ainsi avec eux de l’avenir de leur produit. Je l’adore et j’ai la chance d’être assez complice avec lui. Le but ultime de la manœuvre était ensuite de se balader dans la ville et d’aller déjeuner avec sa nièce actuellement en stage chez une grande compagnie américaine dont le produit phare est un système d’exploitation pour PC. Après l’avoir rejoint sur Piccadilly, nous avons finalement trouvé une charmante terrasse ensoleillée sur Carnaby Street et avons commandé de délicieux sandwichs dont les anglais ont le secret. J’étais un peu gêné car je suis alors entré sans le vouloir dans le jardin secret de mon chef, sa vie privée. Les histoires de famille se sont succédées et j’ai appris à mieux le connaître. Nous avons ensuite parlé de tout et de n’importe quoi, comme si nous nous connaissions tous depuis fort longtemps. J’ai été rapidement mis à l’aise et ai été enchanté de cette rencontre et de ce déjeuner. Le temps est hélas passé très vite et nous avons du courir pour attraper notre avion prévu à 16h15. Comme à chaque retour, nous avons eu le droit aux plateau repas Affaires express avec en vedettes, le fameux fœtus de porc, la pâtisserie du jour et le petit calisson.

J’avais rendez-vous le soir même chez Fabien. Il habite dans un somptueux appartement dans le quartier de Montorgueil. C’est une sortie exceptionnelle pour moi. Mon côté casanier m’interdit le plus souvent toute sortie en début de semaine. Et pourtant j’ai accepté avec joie cette invitation.

Fabien est une personne rencontrée par hasard au Club Med Gym. Snooze étant un habitué du club de Palais royal, ils s’étaient rencontrés et se connaissaient de vue car Fabien appartenait à la deuxième promotions au dessus de celle de Snooze à la faculté. Je le connaissait vaguement de vue, ayant traîné moi aussi dans cette faculté pendant de nombreuses années. Il faisait partie de ce genre de personne connue de vue sans jamais avoir discuté avec.
Ils se sont rencontrés plus fréquemment dans cette salle de sport et, petit à petit, ont commencé à sympathiser. Snooze lui a proposé de rejoindre l’équipe de la radio et Fabien a immédiatement accepté. J’ai de mon côté appris à mieux le connaître et j’avoue être très heureux de cette nouvelle rencontre. C’est une personne assez fascinante. Il est cultivé, drôle, porte beaucoup d’attention aux autres. Lorsqu’on lui parle, on se sent vraiment écouté et curieusement très en confiance. Il s’investit également beaucoup dans le milieu associatif. Il est Pharmacien et travaille pour un laboratoire américain.
Très curieusement, il est encore célibataire. Après avoir passé de nombreuses années avec une copine, il a réalisé que ce qui l’intéressait vraiment, c’était la compagnie des garçons. C’est pourtant le gendre idéal qui ferait frétiller n’importe quelle belle-mère. Il a de plus une gueule d’ange qui met en confiance n’importe quel interlocuteur. Il est fort, ce Fabien.

J’adore quand il fait sa pétasse en chantant du Sheila.

Nous avons passé une délicieuse soirée. Ma journée fut délicieuse.

Tchi-Tchaaa

Vu, lu, entendu Pas de Commentaire »

Boulimie de films ce week-end, du plus tarte au meilleur. A commencer par « Sa mère ou moi », film très inspiré de « Meet the Fucker », qui donne un merveilleux rôle d’hystérique névrosée à Jane Fonda. C’est le film idéal pour purger un cerveau par grandes chaleurs. Charlie (pas celui de la chocolaterie mais Jennifer Lopez) a beaucoup de mal à trouver l’homme idéal et les rencontres arrangées par ses amis finissent toujours de façon désastreuse. Elle est jeune et belle et a donc du mal à trouver un mec. Trop dur la vie. A croire qu’elle est conne, chiante, ou qu’elle a un gros cul. Mais un jour, miracle, elle fait la connaissance du beau Kevin (Michael Vartan) et son rêve de tomber sur le prince charmant se réalise enfin. Kevin est un médecin super hype et méga cool qui connait toute la jet set américaine. En plus, il fait son jogging au ralenti sur la plage pendant que JLo promène et fait débourer une armada de chiens (c’est en partie son boulot). Cette idylle se déroule à merveille jusqu’à ce que Charlie rencontre sa future belle-mère. Cette dernière est une mère très possessive, ex-vedette de la télévision et est bien entendu convaincue que la jeune fille n’est pas assez bien pour son fils. Elle va tenter par tous les moyens de saboter leur relation naissante et leur mariage. Jane est une pure salope. Mauvaise fin joyeuse à l’américaine.

A l’opposé , Charlie et la Chocolaterie est une merveille de film. Pour ceux qui ne connaissent pas le petit livre de Roald Dahl, racontant l’histoire de Willy Wonka, un chocolatier excentrique et de Charlie, un petit garçon issu d’une famille pauvre vivant tout près de l’extraordinaire fabrique de bonbons.
Wonka lance une gigantesque loterie. Cinq enfants chanceux, dont le héros Charlie, remportent le concours en découvrant un ticket d’or dans leur barre de chocolat Wonka. Le prix est une inoubliable visite guidée de la légendaire Chocolaterie et de ses machineries, que personne au monde n’a pu approcher en près de quinze ans.
Le dernier film de Burton était hélas assez décevant. Le sujet de Big Fish était pourtant attirant. Cependant, l’ensemble était un peu indigeste et très lent.
Dans Charlie, Le duo Burton-Deep fait une fois de plus merveille. C’est un beau moment, très attendrissant, rythmé, fantaisiste, inventif et psychédélique à souhait. Toute la salle a applaudit après la projection. Vivement Charlie et le grand ascenseur de verre.

Charlie a Londres

Pas de surprise pendant la projection des Poupées Russes : Xavier est maintenant trentenaire. Il ne s’est toujours pas installé et continue l’aventure bobo, toujours à la recherche de la femme idéale, malgré ses nombreuses aventures amoureuses. Le film nous fait visiter Londres, Saint-Pétersbourg et Paris. Les acteurs sont tous excellents, même si est regrettable de ne pas retrouver l’esprit du premier opus. Les colocataires sont maintenant dispersés et sont plus ou moins installés professionnellement. Xavier devient le lien entre tous les acteurs de l’ex petite bande Catalane.

Très peu de choses à dire enfin sur la Guerre des mondes. On connaît l’histoire par coeur, on y va pour la mise en scène et les effets spéciaux de Spielberg, un peu moins pour le jeu de Cruise. Il y a un bon article sur Orson Welles dans « Le Monde » daté du 15 juillet. Mention spéciale pour Dakota Fanning, qui, après avoir subi un père psychiatre et psychopathe dans Trouble Jeu avec De Niro , côtoie aujourd’hui des extra-terrestres sanguinaires (elle était déjà Allie, l’héroïne extra-terrestre de la mini-série Disparition produite par DreamWorks. On lui souhaite bien du plaisir pour ses prochains films.

Turn off the light baby!

Groovy, Shaggy, Wizz Pas de Commentaire »

Snooze et moi-même n’avons pas arrêté de courir depuis notre retour de Chine. Déjeuners, dîners, soirées se sont succédés à un rythme inquiétant. Quant au boulot, le mois de juillet est considéré avec septembre et janvier comme la mauvaise période de l’année, les firmes transmettant leurs demandes avant de partir en congés, espérant que leurs dossiers avanceront pendant leur(s) absence(s), espoir malheureusement réaliste et bien concret pour tous ceux qui restent à l’agence.

Nous avions donc décidé de nous accorder un week-end glande intense.

Le 14 juillet, un de mes petit plaisir est de prendre mon vélo, d’aller sur le pont reliant l’île Saint Louis et la tour d’argent, me mettre face à Notre-Dame, et attendre le survol des avions défilant pour la fête nationale. Soleil de plomb, les boulevards et les avenues sont presque déserts. Nous arrivons rapidement sur la rue de Rivoli et bifurquons au niveau de Saint-Paul. Des badauds, des touristes et quelques habitués sont déjà présents et scrutent l’horizon.
Tout commence enfin par l’arrivée de la patrouille de France libérant un gigantesque nuage tricolore. Les autres avions suivent, des plus petits aux plus gros, rasant les toits de la capitale. Cet instant, ponctué par les ohhhh et les ahhhh de la petite foule, ne dure que quelques minutes, mais permet toutefois aux passants de revenir à l’état de môme pendant de courtes minutes. Je suis heureux.

Nous commençons à prendre le chemin du retour quand une femme nous arrête. Elle doit approcher la quarantaine, cheveux clairs, mi-longs. Elle promène son chien sur le pont et nous propose d’être les pères de son enfant. Un silence s’installe entre nous. Nous évoluons entre gène, consternation, interrogation et curiosité. Elle nous affirme cependant ne pas délirer, qu’elle sait parfaitement ce qu’elle fait, que c’est comme ça, et qu’elle sait que nous comprenons sa demande. Elle demande à un passant un crayon pour nous laisser son numéro de portable. Nous ne connaissons même pas son prénom. Elle affirme habiter sur l’île et s’éloigne de nous dans un contre jour. C’est une curieuse coïncidence, nous parlons souvent de paternité en ce moment. Breuh.

Allo maman ici bébé

Ailleurs Pas de Commentaire »

C’est très curieux mais fort peu surprenant à la fois

Lorsque nous nous baladions dans la fameuse rue de la soie, nous avons remarqué qu’une nuée de couples occidentaux, dont de nombreux français, avaient des poussettes remplies de bébés asiatiques. Le sous sol était consacré aux accessoires, le premier à la mode féminine, le deuxième à la masculine, le dernier à la restauration. Mais ou étaient donc les boutiques de bébés ?

Auraient-ils accepté la carte American Express Gold ou la carte Cafinago?

Nous avons cherché l’étage avec Snooze, sans succès. Nous étions pourtant prets à prendre un crédit à vie.

Theme Groovy Shaggy Wizz version 2.0 par T2 apres bidouillage extremement extreme de GlossyBlue
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